Friday, April 14, 2006

Ce que la vie impose

L’être humain n’est pas une donnée statique, mais un équilibre entre plusieurs forces biologiques avec ses pulsions et ses besoins, des forces familiales et sociales, des conditions imposées par le milieu environnant comme le climat et les ressources. Elle nous a donné des moyens d’adaptation pour faire face aux différentes épreuves avec notre émotion et notre raisonnement.



Parmi tout les influences qui s’exercent sur le bébé qui vient de naître, retenons ce que le vie impose et ce qui la famille et la société proposent.

Etre en vie impose un certain nombre de contraintes et de règles, mais aussi des récompenses et des satisfactions. La vie est une donnée hors du temps et de l’espace puisqu’elle s’adresse à tous les êtres humains quelles que soient leurs origines. Elle a toujours le dernier mot puisque nous sommes mortels et qu’elle se régénère.
Il faut distinguer les lois des hommes qui sont tout ce que l'homme a établi et les lois de la vie qui sont celles qui ont été conçues sans les hommes.



On naît nu et on meurt nu. Il nous est prêté un temps de vie, puisque nous sommes mortels qui peut être endommagé par la maladie ou l’accident.


Pour avoir davantage de précisions sur les lois cliquez sur ce mot ou cliquez sur l’image ci-dessous :
leslois.blogspot.com

LA VIE

La vie est faite de deux éléments le "Yin" et le "Yang", "Maternel et Paternel” "0 et 1" pour ce qui est des machines numériques.
L'œuf fécondé est issu de la rencontre de ces deux éléments, de là est activé un programme extraordinaire et surprenant qui aboutit à une progéniture.
Ce programme dont l'étude se fait au travers de l'embryologie, se déroule dans le temps et dans l'espace avec la précision d'une horloge et jusqu'à 1’échelle moléculaire.
Je renvoie le lecteur aux ouvrages d'embryologie qui développent ce sujet, mais dans les grandes lignes pour l'être humain, à deux mois de la vie fœtale le cœur bat, à 4 mois, il bouge, à 7 mois, il est viable et à 9 mois et 10 jours, l'accouchement doit se faire. Des maladies ou des accidents peuvent interrompre ou endommager ce trajet, mais le déroulement de ce programme est automatique et géré par les lois de la vie, l'homme ne peut que l'accompagner.
La vie est création. Le support de l'hérédité se fait au niveau chromosomique avec des cartes génétiques. Dans l’œuf fécondé, les cartes maternelles et les cartes paternelles se mélangent et ont des interactions pour créer à la fois une continuité avec les parents et une discontinuité qui permet une création différente.
Chez les kangourous, le fœtus est obligé de migrer vers la poche marsupiale sinon, il serait détruit par les anticorps de la mère qui le considère comme un corps étranger. Chez l'être humain, le placenta joue le rôle de barrière qui protège le fœtus.
Tout ce qui existe peut se détruire. La création et la mort sont étroitement 1iées.
La vie recommence à zéro à chaque naissance alors que la société hérite des acquis antérieurs aussi bien en ce qui concerne les découvertes que les conflits. Ce serait dommage d’oublier tout et de redémarrer la société à zéro, mais on peut établir une traçabilité de tout ce qui nous entoure. Vivre dans une île déserte dans des conditions difficiles ou dans des pays qui n’ont pas connu notre développement est une façon de s’interroger sur l’origine des choses. A l’inverse, connaître les techniques de pointe, modifie notre perception et nos possibilités.
Le fœtus est géré par les lois de la vie qui fait très bien les choses excepté peut-être les maladies congénitales, mais ce n’est pas à nous de juger. C’est à la naissance que le nouveau-né rencontre les humains et leurs problèmes.

LA VIE AFFECTIVE

Dès la naissance, l’enfant est livré à la vie avec un certain nombre de fonctions, il sait déglutir, éliminer ses déchets, bouger ses membres et bien d’autres choses, mais surtout il a une vie affective. On n'a pas à lui apprendre les différents sentiments qui animent cette vie, mais comment s'en servir. Il sera très important de noter que la vie affective dépend des lois de la vie et non de la loi des hommes. Ceci a une importance capitale. On peut offrir à quelqu’un, tous les cadeaux que l’on puisse imaginer, ils feront partie de son extérieur, leur influence n’est pas négligeable, mais ils ne pourront pas toujours changer son intérieur. Les sentiments imbibent notre corps de produits chimiques, ils influencent notre rythme cardiaque, notre respiration, notre tube digestif, bref tout notre système végétatif et notre comportement. Certains états affectifs sont tellement pénibles que la mort serait plus douce !
Pour avoir davantage de précisions sur la vie affective, cliquez sur le mot ou sur l’image ci-dessous :

vieaffective.blogspot.com

NOS BESOINS

Les besoins nous imposent à nous tous les jours.

Pour avoir davantage de précisions sur nos les besoins, cliquez sur le mot ou sur l’image ci-dessous :

besoins.blogspot.com

ADAPTATION ET SURVIE

Toute progéniture est fragile lorsqu'elle est livrée à la vie et à tous les dangers visibles ou non visibles comme les maladies. Elle est entièrement dépendante de sa mère à laquelle elle est instinctivement attachée et du milieu dans lequel elle vit. Par contre, elle a, en compensation de sa fragilité, de très grandes possibilités d'adaptation.
“Survivance aux plus aptes” tel sera le verdict parfois sévère de l'évolution. De nombreuses espèces ont disparu, faute d'adaptation ou lors d'événements insurmontables.
La survie n'intervient pas dans des conditions banales, mais extrêmes. La vie a des ressources insoupçonnées pour se maintenir dans des milieu hostiles.
Chez l'homme, l'enfant n'est pas parfait, il est à perfectionner. Il est livré comme une œuvre inachevée que les parents et la société doivent compléter. Il sera soumis aux épreuves de la vie.
Chaque espèce est autonome et s’adapte de son mieux à satisfaire ses besoins pour survivre et se perpétrer.

LE NOUVEAU-NE

Il arrive à la vie en pleurant, Il a des besoins, il est entièrement dépendant de son milieu, il est un parasite, bien que cette notion soit choquante. En effet :

- Fœtus, il est dans le ventre de la mère comme le ver solitaire.
- A la naissance, il est sur la mère comme un poux.
- Ensuite, il est à côté de la mère comme une punaise qui pique et s’en va, mais qui reste à proximité.
- Puis, il est dans l'environnement familial comme le poisson-pilote qui suit le requin.
Par contre, il est aussi espoir. Sa dépendance n’est en principe que passagère, il peut nous aider à son tour et mériter notre investissement. Il peut nous rendre beaucoup plus de ce que nous lui avons donné. Tous les grands hommes ont d’abord été des enfants.
On peut revenir à un état de dépendance dans des proportions variables par l’accident, la maladie ou tout simplement la vieillesse.
Le nouveau-né va rencontrer les humains et la réalité. Il est l’étranger qui pénètre dans la maison et il est important de bien l’accueillir.

NOTRE VIE SE DEROULE SELON UN PROGRAMME

L’œuf fécondé a un potentiel d’évolution considérable. Il est piloté par un programme héréditaire précis qui se déroule dans le temps et dans l’espace au fur et à mesure de ses réalisations. L’hérédité est continuité dans la perpétuation de l’espèce, elle est discontinuité dans sa création, la progéniture n’étant pas identique aux parents. L’hérédité est rigide dans son programme peu modifiable, mais aussi adaptable, en partie, au milieu ou aux circonstances.
L’hérédité n’exclut pas le vieillissement et la mort de tout être vivant qui peut être aussi précipitée par la maladie ou l’accident.
Notre programme de vie se déroule depuis le fœtus, mais aussi au cours de notre enfance et tout le long de notre vie. Les échéances sont déterminées à l’avance :
- A deux mois, l’enfant sourit à un visage humain présenté de face.
- A huit mois, l’enfant pleure à la séparation de la mère.
- A un an, il marche.
- A deux ans, il parle.
Je renvoie pour le détail de cette évolution aux travaux de Spitz et de Piaget.
L’évolution de notre corps est marquée par des dates avec une marge d’approximation :
- A 13 ans, la puberté.
- A 21 ans, notre croissance est terminée.
- A 45 ans, la presbytie et la ménopause.
Vis-à-vis du programme de notre corps, est-ce que notre esprit suivra cette évolution ?
Les capacités d’adaptation de l’enfant sont immenses Il peut résister et s’opposer à de fortes violences. Dans les intensités d’affrontement avec son enfant, si schématiquement, on met 100 grammes, il pourra réagir avec 200 grammes, mais si on met 10 tonnes, il pourra déployer 20 tonnes.
C’est pourquoi il vaut mieux ne pas surenchérir une situation conflictuelle et s’ingénier à trouver des solutions détournées plutôt que de s’affronter.
Pour s’entendre, il faut qu’une des deux parties cède oui qu’il y ait consentement mutuel, ceci est valable dans toute relation humaine.

LA FATALITE

On peut s’étonner que la vie se perpétue malgré les dangers qui la menace, toutes les misères qu’on lui fait subir, les guerres et la pollution… La vie se manifeste aussi à travers les catastrophes naturelles. Comment les espèces peuvent encore puiser des ressources et continuer à se reproduire ?
Les règles de l’évolution sont strictes :
• Survivance aux plus aptes élimine les faibles et les moins adaptés.
• La fonction crée l’organe : en fonction des besoins ou des circonstances, une adaptation se développe ou est privilégiée.
On peut se demander à quoi joue la vie. Ne sommes-nous qu’un maillon de la chaîne et quel est notre rôle sur terre ? La vie a-t-elle une finalité ou errons-nous dans toutes les directions avant de retrouver notre chemin ?

INTUITION ET RAISONNEMENT

Alors que tout ce qui a été dit traduit les exigences de la vie pour toutes les espèces, la particularité de l’homme sera le raisonnement.
Nous avons deux façons d’appréhender le monde qui nous entoure, pour percevoir le même objet ou la même situation : par intuition et par raisonnement.

Pour avoir davantage de précisions sur notre raisonnement, cliquez surle mot ou sur l’image ci-dessous :

raisonnement.blogspot.com

LE TEMPS ET L’ESPACE

Tout ce qui existe se déroule dans le temps et l’espace. L’empreinte du temps est marquée par le vieillissement. Plus on utilise une machine, plus elle s’use. La matière vivante a la possibilité de réparer. Un entraînement ou un apprentissage quelconque cause une dépense qu’il faudra restaurer. Le cycle dépense-réparation améliore la structure qui est mise en cause.
On ne peut assembler n’importe quoi n’importe comment. L’ordre et le sens sont essentiels pour maintenir un équilibre.

L’INTERDEPENDANCE

L’enfant a une perception de l’univers semblable à une mosaïque, les éléments étant indépendants les uns des autres. Pourtant chaque cause a sa conséquence et il existe une interdépendance entre les éléments qui nous entourent ce qui a permis d’établir des lois chimiques, physiques et biologiques qui sont immuables et vérifiables à tout moment. Grâce au raisonnement et cette interdépendance, on a pu créer des machines.
Lorsque la liaison n’est pas vérifiable scientifiquement ou techniquement à tout moment et par n’importe qui, elle relève de la croyance et même de la magie. Un porte-bonheur n’a son effet que pour celui qui croit aux effets qu’il lui prête.

VIE ET MORT

Dès que quelque chose existe, sa destruction et son usure lui sont liées. Ceci est valable aussi bien pour les êtres vivants que pour les objets et même pour l’information. Dès que l’on affirme une donnée, certains pourront la nier jusqu’à contredire la réalité ou l’évidence.
On est choqué par les théories négationnistes, mais ceci est le propre de certains êtres humains. D’ailleurs en psychiatrie, on décrit le syndrome de Cotard qui est un délire systématisé de négation. La personne nie l’existence de ses organes, elle affirme qu’elle n’a pas de tête, ni de corps. Si on lui fait une prise de sang et qu’on lui montre, elle affirme que ce n’est pas son sang. Contrastant avec cette négation, elle a des idées d’immortalité ou d’éternité où elle est condamné à souffrir.
Il est plus facile de détruire que de construire, prendre le contre-pied de ce qui existe fait partie de la critique et de l’opposant. On peut s’interroger alors sur la finalité des arguments présentés. On introduit un doute sur les faits présentés en soupçonnant des forces occultes ou des intentions manipulatrices de la vérité pour imposer des buts inavoués.
Un individu peut nier toute réalité, mais aussi inventer ce qui n’existe pas jusqu’à en être convaincu. Cela peut aller de la fabulation jusqu’au délire. La base d’un dialogue commence par respecter ce qui est.
La vérité se trouve intermédiaire entre la réalité, son interprétation, la critique et les croyances.

AUTOCOMMENTAIRES

J’essaie d’améliorer a formulation de ce que j’ai à dire, mais aussi la technique du blog. Vous êtes sur le blog principal qui est en relation avec des blogs satellites : lois, affective, besoins et raison. Vous pouvez taper http : //leslois.blogspot .com, par exemple, pour les consulter et revenir au blog initial en retapant son intitulé. Plus pratique et élégant serai de taper sur le mot en bleu ou sur l’image proposée. J’espère que mes essais soient efficaces, sinon vous devez retaper les intitulés qui sont en bas de page, en attendant que je fasse des progrès.

Celui qui fait est toujours susceptible de critiques. On pourrait toujours trouver que c’est trop ou pas assez, oui, mais…, si…, il faudrait…
En ce qui concerne mes articles, je livre une matière brute, à chacun l’adapter en prenant ce qu’il a envie et en remaniant ce qui a été mal dit. Lorsque l’on fait une approche originale, les explications n’expliquent pas toujours et ont peu de poids vis-à-vis des idées préconçues et des habitudes.
La question que je me pose est : Est-ce que je dois m’exprimer, est-ce utile, est-ce que je dois continuer ? L’objet de mes recherches a été de développer les ressources d’un individu, les moyens d’y accéder, arriver à parler à son prochain, que pouvons-nous faire ensemble ?
Ce qui me fait de la peine, c’est qu’aujourd’hui, on a atteint un haut niveau de connaissances et que tous les moyens techniques sont accessibles alors que la vie devient de plus en plus difficile.
Il vaut mieux être dans un désert avec des gens motivés et dégourdis que d’être dans l’abondance avec des gens inertes. Ce n’est pas une critique, mais un constat. D’ailleurs une personne active peut devenir passive à la retraite et une personne inerte peut s’activer devant la difficulté.
On a trouvé :
Un être humain = énergie + mécanisation du geste jusqu’à l’automatisation, la robotisation, la télétransmission.
Par conséquent, on peut s’en passer et il devient inutilisable et initilisé. L’œil regarde l’écran de films, de télévision, d’ordinateur, de jeux vidéos… Par conséquent, il voit à travers les yeux des autres, filtrés et enjolivés par la technique, alors que rien ne remplacera vos propres yeux.
La main régresse par le modernisme des machines qui l’exclue de plus en plus, la délocalisation pour une main d’œuvre moins chère et docile, les produits à bas-prix qui découragent toute initiative. Plus philosophiquement, disparaît la responsabilité, le lien humain, la fiabilité, la confiance…
Nos yeux et nos mains sont le contact avec la réalité et ses règles. Elle nous juge par ses résultats et les conséquences à plus ou moins long terme de ce que nous faisons. Chaque fois que ces derniers sont mauvais, il s’agit d’une plaie. Combien de plaies devons-nous subir pour les comprendre et les éviter ?
Plus dramatiquement seront touchés les enfants, car si la société de consommation nous nourrit, elle n’est pas adaptée à l’éducation de nos enfants.
Nos besoins ne se résument pas uniquement à la table et le lit, mais tout ce qui nous environne, nous concerne jusqu’au niveau mondial et nous en subissons les conséquences directement ou indirectement. Elargir son éveil et ses centres d’intérêt est une base de la vie. Dans un espace petit, les intensités sont fortes et il est difficile de s’adapter à celui qui impose des règles affectives rigides et injustifiées.



Si on donne à manger aux singes, ils ne voudront plus grimper aux arbres !

La prise en charge atrophie nos possibilités. Le Robinson Crusoé qui se débrouillait seul n’est plus de notre époque, il fait place à celui qui revendique des avantages sans donner de contre-partie.

J’écoute toutes les suggestions, remarques ou critiques, mais j’aimerais qu’elles soient sur le fond plutôt que sur la forme, sur des points précis que sur la globalité, pour que je puisse faire des progrès.

Tous mes articles sont à la fois indépendants et liés. Il suffira de cliquer pour les consulter.

Le site : http://affectif.free.fr

http://jancopy.blogspot.com
http://jancopy1.blogspot.com
http://jancopy2.blogspot.com
http://jancopy3.blogspot.com
http://jancopy4.blogspot.com
http://vieaffective.blogspot.com
http://leslois.blogspot.com
http://besoins.blogspot.com
http://raisonnement.blogspot.com

http://jancopy6.blogspot.com

Annexé à ce chapitre
Ce que la famille propose
http://cequelafamilleimpose.blogspot.com
Ce que la société propose
http://cequelasocietepropose.blogspot.com
Qui suis-je ?
http://identit.blogspot.com
L’autre.
http://sonprochain.blogspot.com

A la recherche de la performance
http://jancopy7.blogspot.com
La rééducation par les arts
http://jancopy8.blogspot.com
La gestion
http://jancopy9.blogspot.com
Retour à
Notre avenir
http://jancopy10.blogspot.com

Annexés à ce chapitre : “Notre avenir”
Bouddha était omniscient
http://bouddhaomniscient.blogspot.com
Un message
http://unmessage.blogspot.com